mardi 24 février 2015

Manille




La lettre pour les Philippines adressee a Nicola



Les Philippines est une destination populaire pour les expatriés qui vivent comme moi en Chine car ce n’est qu’a trois heures d’avion et on y trouve tout ce que des vacances paradisiaques peuvent offrir, du fait de la diversité de la géographie de l’archipel Philippin, et de sa culture. Les bonnes adresses se passent de bouche a oreille, sur les réseaux sociaux et on y a que l’embarras du choix puisque chaque ile a sa propre identité et ses trésors. Mais si j’ai choisi d’y aller c’est aussi parce que je me sentais l’envie de communier avec un peuple qui a besoin de notre aide. Apres le typhon dévastateur Yolanda, j’ai comme beaucoup fait des donations et j’ai participé a l’opération lancée par toi, Nicola, en achetant quelques t-shirts crées par ta fille, et dont les fonds allaient a la reconstruction de maisons. Je vais donc parler un peu de mon séjour et mes impressions là-bas, en incluant quelques détails spécifiques pour ceux qui ne connaissent pas, et te remercie encore une fois de m’avoir ouvert les yeux sur ce pays et de m’avoir donné envie de le découvrir d’une autre manière qu’avec un guide touristique.

Après quelques jours passés a la capitale, Manille, j'emmenais mes enfants a l’'ile de Cebu, ou nous attrapions un bus qui nous amenait a l'île de Bantayan, tout au Nord. Mon intention était d’y passer quelques jours avant de redescendre au sud de l’ile de Cebu… Mon but était de découvrir cette région, redécouvrir sa beauté tout en participant à son économie, soutenir le tourisme de l'ile qui a tellement souffert de ce désastre et rencontrer ses habitants. Je savais que l’ensemble de l’archipel avait été touché mais de le voir de mes propres yeux m’a bouleversée. Ces quelques jours à Bantayan se sont transformés en une semaine complète car j'y ai vécu des émotions qui m'ont donné envie de rester. Les jours supplémentaires, les gérants m’ont logé dans leur maison car la station était complète et évidemment je n’avais pas réservé a l’avance puisque c’était une décision de dernière minute, puis le jour d’après ils m’ont transférée dans une maison sur la plage, sans augmenter le tarif, ce que j’ai trouvé vraiment généreux de leur part.

Un contraste frappant :
Nous avons pu profiter des richesses naturelles de Bantayan: la mer, la plage, les caves et la plongée, la pêche, tout ce qui fait d’une ile une ile touristique et paradisiaque...A Bantayan y règne un calme agréable, sans l’excitation des bars de plage, pas de communauté de plongeurs ou de surfeurs, une ile plutôt faite pour la relaxation, la détente. Mais à cette longue période de l’année de la saison des pluies, cette tranquillité est toujours menacée par un typhon qui pourrait tout ravager et transformer ce paradis en enfer. Nous avons d’ailleurs nous-mêmes vécu les effets du premier typhon de cette période, surnommé Glenda. C’était déjà impressionnant et un peu effrayant de voir les cocotiers se courber et s’affoler sous la force du vent et d’entendre la pluie frapper violemment sur le toit du restaurant ou nous attendions que « ca passe ».

Les gens de l’ile patiemment subissent les « mauvaises »journées, le jour d’après, les écoles étaient fermées. Quand on demande aux enfants pourquoi, ils répondent tous presque en cœur « It’s because of the typhoon » car ici tout le monde parle anglais, une des langues officielles, en plus de la langue du pays, le cebuano. Ce jour la, nous avons fait une école spontanée ou on jouait en pratiquant l’anglais. J’avais rencontré un groupe d’enfants en faisant un tour a vélo avec mes enfants. C’était le moment le plus beau de mon séjour. Le jour de notre départ, un autre typhon avait fait son apparition. Les jours suivants l’ile sera privée d’électricité et vivra à l’aide de générateurs.

Apres avoir rencontré cette population au caractère si doux et d'une gentillesse aussi touchante, des enfants au sourire radieux, contrastant avec les restes de cette catastrophe naturelle encore tellement présente, après être passés a travers des villages entiers en reconstruction, placés sous l’aile protectrice des associations humanitaires, choquée et attristée par les ravages causés par Yolanda, troublée et émue par le positivisme et la confiance émanant des habitants de l'ile, ce besoin de communiquer avec nous, par les gestes attentionnés et leur générosité, alors que c'est a nous de donner..Nous ne pouvions que rester un peu plus longtemps. Ce que j'ai filmé ou que mon fils a filmé quand je conduisais un scooter était fait avec l'autorisation de notre guide que je remercie pour sa patience et sa bonté.





























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The Philippines February 2015 by Jon, North Luzon, his trip on a motorbike,photos of life and soulful landscapes


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